un cordel sur la parentalité

dur dur d’être parent, dur dur d’être enfant
samedi 28 octobre 2017
par  Outils
popularité : 25%

Voici le remue-méninges sur la question de devenir parent. Un cordel est en fabrication.

Parallèlement au cordel sur la PMA/AMP. Questionner le droit à l’enfant. Face aux droits de l’enfant.

Comme si c’était simple. Les fantômes qui nous habitent interfèrent avec la décision. Quoi qu’on fasse on passe en contrebande sous le tapis des choses qui nous dépassent. Nous passons nos trous noirs à nos enfants. Il faut le savoir. Expliquer à nos enfants qu’il y a des choses difficiles dans notre propre histoire avec nos parents. Quand on n’a pas eu les parents qu’il fallait et qu’on est hésitant, le dire aux enfants.

Il n’y a pas de moment où on devient parent. Cela commence dès que tu le désires, cela continue tout le temps, cela se construit. En permanence. Avant le désir d’avoir un enfant, on est enfant de ses parents, peut-être qu’on sera un jour parent, cela travaille en souterrain avant même d’avoir un désir d’enfant.

En fonction de ce que l’enfant renvoie, cela te remet en question, t’oblige à te dépasser, à réfléchir. La parentalité, le fait d’être parent un jour : le problème se pose avant qu’il se pose. Dans la culture, il y a la famille, les parents, les enfants. On est traversé par le sujet. Il y a un amont à la question. Le désir ou non désir est conditionné par ce qui a été vécu avant.

En tant qu’enfant, a-t-on senti que ses parents se mettent dans une transmission et peuvent imaginer qu’on peut soi-même avoir un enfant. L’absence de rêverie sur la transmission par ses parents peut freiner.

Mais l’injonction à la parentalité peut être très lourde. En particulier pour les femmes jeunes. L’injonction par la famille/par la société pèse sur les femmes. Il y a une pression de la part de la société, une injonction à avoir des enfants. Il faut sortir de cette injonction pour laisser émerger son propre désir. Je suis sous pression du rêve des autres que j’aie des enfants. Ou des petits enfants. En plus dans une société de planning familial.

Un enfant quand je veux si je veux. La parentalité c’est quand on est parent ou avant d’être parent. On devient parent quand l’enfant est là. On le mesure à ce moment-là. On est désemparé. On réalise que c’est énorme.

Le part-pris de l’enfant. Un autre cordel sur ce qui résonne chez l’adulte de devenir parent ? L’enfant est une personne à part entière. Comment l’enfant existe dans cette relation. Il y a une injonction sociale très forte. Le droit à avoir un enfant est différent du fait d’être parent d’un enfant. Rêver petite fille d’avoir un enfant est une construction sociale de société patriarcale.

C’est une construction permanente : essai, erreur, se tromper, se rassurer. Le dire, le monde ne va pas s’effondrer. Ne pas parler seulement de quand l’enfant arrive -est là- La parentalité n’est pas juste quand l’enfant arrive. Il y a le background, avant, dans la société. Avoir de la liberté pour penser l’enfant de façon autonome sans injonction.

Etre enceinte conduit à réaliser qu’on est mortel.le. Le rêve est différent de l’injonction. Donner de la liberté à l’enfant.

En cas d’IVG, il y a l’enfant nié, l’enfant rêvé, l’enfant refusé, l’enfant impossible. Le pouvoir de vie et de mort pour l’enfant réveille le danger qu’on a en soi-même. Si on a l’impression d’avoir échappé de justesse à des tentatives d’assassinat. Revenir à son propre désir.

Devenir parent pour un homme. Il est question de communication, projection. L’apprentissage se fait en continu. Sensation de perte de liberté. L’autoroute des expressions, après.

Le désir d’enfant. Questions à se poser avant l’AMP. Deux cordels ou évolution dans le cordel ?
Se poser la question : comment je vais parler à mon enfant quand j’en aurai. Tout se passera autrement mais on sera confronté à la réalité. Le plus important est de se mettre dans la disponibilité de la découverte d’un être inconnu et différent. C’est source de difficultés et de bonheur. Etre toujours dans la découverte et prêt à être surpris.

C’est inconscient.

Face à un parent en difficulté ou un enfant qui exprime de la souffrance, être prêt à la découverte et à l’accompagnement. Sans cesse jusqu’à la fin.

L’interaction entre parents et enfants est intéressante à observer dans la pratique de médecine générale. A côté de l’école maternelle, on entend des parents qui parlent à leurs enfants. On a envie d’intervenir. Découvrir l’inconnu, être surpris.e. On peut dire : « il attend que vous soyez disponible ». Etre disponible et dans l’accueil.

Si on est occupé militairement par d’autres gens, peut-on être disponible ? est-ce possible ? pour être ouvert à l’autre ? selon ce qu’on a vécu.

Ce n’est pas qu’il n’aime pas les épinards, c’est qu’il veut m’emmerder. On projette sur l’enfant ce qu’on a subi. Souvent. Faire le vide pour permettre l’arrivée de l’enfant.

L’injonction à la parentalité. Que dire à des parents ? Que nous disent les autres de notre parentalité ? C’est source de conflits.
Etre aidé.e, conseillé.e.

Surprise et découverte. De soi-même aussi. Tout ce qu’on se trimballe. On n’attend pas d’avoir résolu quelquechose pour continuer, cela se fait en même temps.
Pas d’injonctions. Faire quelquechose et dire qu’il faudra le faire, ce n’est pas simple. Il y a des choses très simples à faire et il faudra les trouver. Prendre en compte les deux, la mère et l’enfant. Faire confiance à l’interaction. Les deux sujets d’une relation. Question de climat. La rêverie : il y a de la place pour chacun.e en tant que sujet.

Ecrire « on peut » à la place de « il faut ». Nommer des possibles pour des gens qui n’y ont jamais pensé. Ne pas faire une liste de recettes à applique, cela ne marche pas. Dire que ce n’est pas facile.

On peut parler à l’enfant même tout petit.

Parents et enfants dans l’interaction. La question du genre dans la parentalité : chez les hommes et chez les femmes. L’imaginaire collectif : déconstruire la mère maternante et le père autoritaire.

La bienveillance de la crèche : il est important d’être épaulé, de se faire confiance. Les parents peuvent avoir une réponse juste.

On est envahis par des fantômes. Face à l’enfant qui pleure : non verbal. Trouver le chemin. Avec certaines règles : un enfant pleur pour dire quelquechose. Chercher le code.

Difficultés vis-à-vis de violences d’autres parents dans leurs relations avec leurs enfants, et le retentissement sur son propre enfant. Que faire ? que dire ? peut-on intervenir ? souvent la discussion est impossible. On est témoin, ne rien dire est impossible.
L’enfant est accueilli aussi par d’autres adultes. D’autres vont participer à la parentalité. Parler à l’enfant, faire la voix de l’enfant.
Au sein du village, comment s’adresser à l’enfant ou aux parents. Quand on est témoin de quelquechose qui nous dérange/interpelle/plaît. Avoir un enfant change la perception de ce qu’il se passe de la part d’autres parents. La parole est peut-être plus libre. Ce n’est pas la même parole. Dans un groupe, aucun ne dit la même chose. Le pire c’est l’indifférence. Le silence peut-il être vécu comme de l’indifférence ? à mettre en balance avec trop d’injonctions. Arriver à parler ? si oui comment ? se taire ? c’est violent ou dommage. Les mots peuvent faire du al, créer de vraies blessures. Allers et retours, y revenir, en reparler, pas à chaud
Silence = violence (même mot en israëlien)
Ce que va percevoir le parent ou l’enfant c’est l’intention. Si elle est bienveillante cela va aller. Elle doit être nettoyée de projections personnelles.

PFFFF (paradoxes fondateurs fondamentaux féconds et fédérateurs)
Droits de l’enfant. Droits à l’enfant.
L’enfant comme sujet et pas comme objet.
Comment aider à devenir parent. Ou non.
Disponibilité à la rencontre avec un être inconnu. Quelque soit son bagage son parcours ou ses expériences.
Plus de questions que de certitudes.
Ecouter les enfants pour qu’ils puissent parler. Parler aux enfants pour qu’ils puissent écouter.

Faites des mômes vous allez en chier et vous allez les faire chier.
La disposition à la rencontre.
Deux individus séparés qui fonctionnent dans un système. Dyade et individualité. Interaction.
La disponibilité à la rencontre.
Choix narcissisant. Essai, erreur.
Dur dur d’être parent. Dur dur d’être enfant.

Devenir parent ?
Désir - injonction - choix
Apprentissage - disponibilité – continuum

L’enfant : je suis un sujet, j’ai mon mot à dire, créer l’espace temps pour me permettre de me développer comme sujet.
L’enfant crée sa mère.


Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique

  • un cordel sur la parentalité

Agenda

<<

2017

>>

<<

Décembre

>>

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Annonces

Pour les migrants !

Cévennes, terre de refuge...


Statistiques

Dernière mise à jour

jeudi 14 décembre 2017

Publication

376 Articles
53 Albums photo
33 Brèves
Aucun site
20 Auteurs

Visites

35 aujourd’hui
52 hier
59439 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté