j’y vais, j’y vais pas ?

chez le docteur...
samedi 28 octobre 2017
par  Outils
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Voici des éléments d’un remue-méninges, entre médecins et patient.es, sur le sujet (proposé par une non médecin...)

Quand j’ai besoin d’un certificat - Quand je suis à l’agonie - Quand ça traîne trop

Parfois trop tard

On ne vient jamais pour rien - Certains ne viennent pas alors qu’ils devraient venir

Angoisse et culture médicale
Pas de transmission entre générations
Conditionnement par la société

Les docteurs ça rend malade – le docteur est le sauveur
On a entretenu la dépendance au médecin – le paiement à l’acte
On vient chercher l’écoute. Se réassurer

Motif qui peut paraitre futile puis on passe à quelquechose de plus préoccupant
Expression d’un mal – être

Pas la même chose si connaissent le médecin ou pas
Clignotant

Discussion diagnostique agréable - Est-ce que c’est comme d’habitude ?

Le/la« bon.ne » patient.e– le médecin qui pose les bonnes questions – les gens ne sont pas habitués à ce qu’on leur pose ce type de question – pour réfléchir ensemble

Le/la patient.e est venu.
Qu’est-ce qui ferait que ce soit justifié d’aller chez le médecin ?

N’allez pas aux urgences. Ne les encombrez pas. Du coup on n’y va pas
La patiente pas facile. Qui ne se plaint pas assez. Qui arrive tard
Il y a des symptômes. La patiente ne fait rien

Ceux qui font les questions et les réponses seul.e
Je suis déjà allée chez le médecin et je n’en trouve pas un avec qui je réfléchis. Comme cela ne marche pas ça m’agace. Je ne trouve pas de médecin

Quand il s’est passé un évènement (genre chute, je me suis retourné le bras, le doigt le pied…)
Je mets en réserve plusieurs douleurs ou précipitation pour en parler la prochaine fois. Faire un tir groupé. Ne pas y aller tout le temps.

Est-ce que je vais chez le médecin ou aller en pharmacie pour trouver une solution

J’aimerais décider mes proches chez le médecin quand je pense qu’il y a un problème. Ex apnée du sommeil. J’aimerais que mon fils arrive à se décider à aller chez le médecin

Quand je suis témoin d’une inflammation : mon ami ne bougeait pas, il m’a attendue et je l’ai amené aux urgences. Plus c’est grave plus on résiste à consulter. Les vraies inquiétudes bloquent.

On n’y va pas quand on a peur.

Signaux indicateurs pour aller consulter ? ce n’est pas évident pour beaucoup de gens
Est-ce que j’y vais ? est-ce suffisamment utile ? et si c’était grave ?

Cela peut aussi passer par l’école : connaitre son corps, un corps qui va bien

Je ne crois pas à la médecine. Si on mange bien, on marche, on respire bien, ça va. Si quelquechose ne va pas il faut que je me remette à travailler sur moi. Si j’ai quelquechose de très grave je ne me soignerai pas.

Le médecin est celui qui sait. C’est vous qui allez me le dire. On arrive à se connaitre et à établir une relation.

La peur d’avoir quelquechose de grave c’est très fréquent y compris chez les médecins. Ceux qui se soignent le moins bien et arrivent en dernier.
Un homme qui habite près de chez moi (appartement habité par des hommes sortant de prison), a poussé un autre à venir me voir, il avait peur d’avoir un cancer du poumon et ne voulait pas voir le médecin.

Consultations dans un institut de rééducation avec des ados. Visite médicale. Pas facile. Le plus porteur était de leur expliquer ce qu’on faisait et de leur faire écouter leur cœur. Découverte d’eux-même.

Est-ce que je vais chez le docteur ? des fois on y va sans le vouloir car on a besoin d’un certificat médical.

Croyances. Violences. Peur du pouvoir médical. Peut-on vivre sa consultation gynécologique cpomme un viol. Ceux qui ne viennent pas c’est souvent parce qu’ils ont été violentés. Ceux qui viennent trop, parfois pour montrer autre chose que ce qu’il faudrait voir

Les proches qu’on voit ou ne voit pas. Est-ce qu’on peut soigner ceux qu’on aime ?

Apprentissage des signes d’alerte. Partage des savoirs. Pas pareil avec ceux qui vont venir beaucoup. Ceux qui ne viennent jamais. Pas le même discours. On s’adapte.

L’école est-elle capable ? trop normative.

Docteur vous allez me dire ce que j’ai. Rapports sociaux. Ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas savoir quoi que ce soit sur la médecine. Le médecin est une sorte de chamane qui sait tout.

A l’école, avec les profs de sport ou de SVT qquechose qui concernerait le corps ne serait pas si mal. Education à sa propre santé. Comment on respire. Si un jour ça ne va pas, il faudra s’inquiéter un peu.

Education à la santé : donner le plus grand nombre d’informations pour que les gens soient acteurs de leur santé.

Je me suis fait piquer par une tique, cela a fait un érythème particulier. Je suis allée voir le remplaçant de mon généraliste. Il m’a mise sous traitement antibiotique. Qques semaines après j’ai eu des douleurs articulaires, j’ai reconsulté mon médecin, qui m’a mis sous traitement antibiotique aux bonnes doses. Question de connaissances des médecins. Retourner si on n’est pas soulagé ou rassuré.

Examen gynéco vécu comme un viol véritable ? Ma gynéco est partie il y a 2 ans, m’a adressée à une médecin qui la remplaçait. Cela s’est bien passé. Troisième année, toutes les gynécos femmes étaient indisponibles. J’arrive auprès d’un gynéco que je n’avais jamais vu. Il avait mis sa photo dans le trombinoscope. Gynécologue africain. Il ne m’a pas touchée. Il a mis des gants. Comme s’il ne voulait pas m’examiner avec de multiples précautions pour me toucher le moins possible. Il a oublié le renouvellement des traitements hormonaux substitutifs. Il faut trouver la bonne mesure entre le trop et pas assez.
Rapport au corps, désappropriation du corps des femmes.

Le savoir transmis. Approche des centres de santé communautaires brésiliens. Ils allaient dans les écoles, les fêtes de quartier sur « c’est quoi mon corps en bonne santé ». C’est peut-etre bien que ce soit fait pas par les enseignants. Faire un travail d’éducation des parents, par rapport à leur propre corps.

Campagnes de sensibilisation font aller chez le médecin. Elles sont de masse. Pas d’accord avec certaines. On pourrait faire des campagnes plus ludiques, même pour les adultes

Animation dans les classes par d’autres que les instituteurs. Ex sur les droits de l’enfant avec médecin scolaire et assistante sociale.

Sortir la culture santé des lieux de soins. Pas forcément l’endroit où on est le plus réceptif, expérience de la cité de la santé. On parlait de science et de santé dans un endroit où les gens ne sont pas horizontaux et en pyjama. Avec des médiateurs entre des groupes de gens.

Dans les années 70 il y a eu le mouvement sur la culture scientifique. On s’est dit qu’il fallait aller vers les visiteurs et le public non de façon ascendante mais en s’appuyant sur leur propre expérience pour qu’ils se documentent, lisent, jouent, débattent
En dehors des lieux de soins où il y a une posture inégalitaire entre ceux qui sont soignés et qui soignent.

Parfois on n’a pas envie de savoir. Plus tard ou avant ou après on est plus disponible parfois que quand on est malade.

Ce qu’on entend à la TV au niveau du sport. Animations sur le corps. Prévention du dopage, des agressions sexuelles
Rapport particulier au corps dans le sport. Rapport à la performance fausse le rapport au corps.
Le faire de façon précoce. On ne parle jamais du corps aux enfants sauf chez le pédiatre. Parler du corps de manière positive.

Les parents lavent leurs enfants les voient nus. Ne leur parlent pas de leur corps. Quelquechose dans l’apprentissage ne se fait pas. Car ils ne connaissent pas leur propre corps.
Pathologiser le corps de l’enfant rendu malade par le regard des parents. Dans la relation éducative.
Partout où le corps s’exprime. Ex le sport : être bien dans son corps.

Multiples motifs de consultation. Priorités.
Pourquoi on vient me voir pourquoi on ne vient pas me voir. Ceux qui auraient besoin.

Case de santé, place de santé : aller au devant des gens pour voir ce dont ils ont besoin.
Lieu de consultation pas forcément le bon espace pour aborder tous les problèmes de santé.

Kiné respiratoire enfants : trop violent. Autres méthodes. Faire participer les enfants et les parents. Transmettre aux gens qu’ils peuvent faire des choses eux-même
Les africains comprennent mieux, savent s’occuper des enfants. Ils dansent beaucoup là-bas.

Les médecins : moments idéaux pour que les patients viennent à vous
Le moment où je vais être surprise. Quelquechose qui bascule dans la consultation.
La consultation idéale.
Je ne sais jamais comment ça va se passer.

Ceux qui arrivent trop tard : ils n’auraient jamais pu venir avant.
On ne se rencontre pas par hasard, et le moment où on se rencontre est le bon moment.

Comment aller à leur rencontre ?
Ils viennent quand ils n’ont pas trouvé de solution dans leur système. Ressources phénoménales sans nous parfois. D’autres n’en ont pas.
Situations d’urgence : paresthésies/ AVC, signes alertants, état déjà grave (5% des consultations pas plus). Connaitre le 15 et le 18.
Ils savent que c’est grave.
Vous avez maigri de 30 kg en un mois.

Quand la personne demande tout et le contraire de tout. Il faut qu’on s’occupe d’eux et ils ne donnent pas les moyens de s’occuper d’eux
Ceux qui viennent avec des problèmes insolubles. Mise en échec. Confronté.e à sa fonction et à ce qu’on va pouvoir apporter. Trouver la faille et établir le contact. Dans la douleur, expérience individuelle, personnelle, à situer dans le domaine où c’est. La douleur du poignet, située dans le contexte de la personne.
On est en échec quand on croit qu’on peut faire beaucoup pour eux. Quand on croit en la médecine.
Croire à la médecine, et que cela peut se passer bien quand on se sent bien et avec l’entourage.
Comment aider cette femme qui souffre. Elle fait les questions et les réponses, trouve les médecins les plus incompétents possibles pour pouvoir garder la main. Elle va se faire prescrire, ne demande rien au médecin.

Les patients qui agitent le chiffon rouge de l’inquiétude et l’enlèvent ensuite. On me demande d’aider et je n’ai pas les moyens.
Trouver des choses concrètes, aider les gens à réfléchir.
Science, côté pratique et côté relationnel mais ils ne veulent pas bouger et mettent le médecin en échec.

Ceux qui s’amusent à tyranniser. Jouer, faire de l’humour. Il peut y avoir une petite connivence. Tu n’es qu’un passage dans une longue liste de gens qu’il/elle tyrannise (a envie de ficeler la terre entière).
Ceux qui perdent la tête peuvent se raccrocher à un pouvoir.
Si cela m’énerve, je cherche le problème. La maltraitance qu’ils ont vécue.
L’impériosité mais garder le contrôle.

Le docteur vient. On en fait un évènement.
Le certificat : une occasion.
La check list : trop d’items, choisir les choses les plus importantes, en choisir deux ? Je viens pour 3 personnes.

La justification de faire une liste : ne pas oublier, donner des éléments au médecin pour qu’il/elle comprenne, aider le médecin à la connaître.
Contrepied de l’interrogatoire médical que le médecin fait.
Check list : pour aider à connaitre. Pour le reste on va se revoir.
La liste comme à l’épicerie, le médecin n’a rien à dire : ordonnance, certificat, pour mon fils, pour mon mari…

Les multiples causes de consultation, sans hiérarchiser. Le plus grave à la fin, noyé dans le reste. Parce que cela fait peur.
Les conditions d’exercice jouent bcp pour parasiter cette consultation où la personne a fait l’inventaire de ce qui lui arrive et de ce dont il/elle a besoin.

Motif de consultation : glissement de la profession. Grand virage l’analyse des motifs de consultation, codage des actes. Beaucoup de généralistes défendent le droit à n’aborder qu’un motif de consultation. C’est dramatique dans l’accueil de la plainte. Très difficile à défendre vu le manque de médecins, la pression. On n’a pas réussi à défendre l’accueil global. Défense personnelle du médecin contre l’envahissement. Cela redéfinit la profession. Pression du manque de médecins.
Accueillir la plainte.
Il y a eu un moment où on a engagé les médecins à codifier les motifs de consultation dans un souci de comprendre ce qu’on faisait (MGF, SFMG)
Le motif de consultation : aigu (ex : rhume). Mais basé sur un sentiment de vulnérabilité.

S’occuper de tout mais on est limité dans le temps.
Trop de choses à faire du côté du médecin. Moins de disponibilité.
Les jeunes ne vont pas chez le médecin car ils ne se sentent pas entendus.
La bobologie est une entrée en matière qui ne doit pas être rejetée. Y compris les rhumes. Un rhume de plus de 21 jours : vous auriez dû venir plus tôt.
Clignotant : ce n’est pas comme d’habitude.

Organisation des plannings des médecins. Pression de la démographie médicale
Sortir de la contrainte.

Le rhume. Le rhume répétitif : vulnérabilité. Souffrance au travail.
Peur de déranger. Autrefois les médecins ont suscité des motifs de consultation. Le paiement à l’acte n’a rien arrangé.
Peur de connaître un diagnostic. Peur de la maladie. Méfiance ou croyance dans la médecine. Etre dans la quête du lien : on va s’occuper de moi ou je vais être abandonné.

Règle du jeu : on ne traite qu’un seul motif. Avoir des règles claires. On sait à quoi s’attendre, on peut revendiquer que les règles soient modifiées.
Beaucoup de malentendus, des deux côtés.

Les médecins font peu de visites. Au cours des discussions tarifaires, beaucoup de médecins ont décidé de ne plus faire de visites. Il y a eu beaucoup de demandes pour ceux qui en faisaient.
Paiement à l’acte a perverti l’organisation des soins, en consultation ou en visites. Favoriser la demande puis la refuser. On faisait des tours de garde pour les visites y compris en journée. Puis il y a eu le 15 et SOS médecins.
Les patients sans médecin : l’infirmier.e appelle SOS médecins. Perte de sens.

Le cas des personnes âgées, les plus vulnérables.

Ce dont je rêve : une clarification comme celle que les urgences ont faite car ils étaient débordés. Dispositif national clarifiée : le 15, le SAMU. Les urgences ce n’est pas le fourre tout, on n’y va pas pour replacer une consultation qu’on n’a pas eue dans la journée. Il y a un tri par les infirmiers et si ce n’est pas une vraie urgence, vous attendrez. Faire un mode d’emploi pour savoir quand aller voir le généraliste. Pour ne pas être inopportune et ne pas me mettre en danger.
Une grande variété de situation. Je serai reçue différemment par des médecins selon l’organisation qu’ils ont ou subissent.
Consultations d’urgence dans la ville. Le 15 conseille à bon escient. En matière d’urgence, j’ai le mode d’emploi.
Les généralistes savent qui a vraiment besoin y compris en urgence. D’autres ont recours à nous mais moins en urgence.

Le mode d’emploi dépend d’un minimum de connaissance l’un de l’autre. Etre suivi par un généraliste.
Comment limiter les visites et comment imposer la prise de rendez-vous. Retour en arrière : plages d’accueil sans rendez-vous pour ne pas exclure ceux qui ont besoin d’avoir accès à nous. Modification de l’organisation.

PFFF (paradoxes fondamentaux, fondateurs, fédérateurs et fécondes) : Savoir y aller et ne pas y aller. Avoir envie de savoir et ne pas savoir. Vouloir et ne pas vouloir se soigner


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