Pour une amélioration de l’accès à l’IVG pour les femmes

jeudi 22 octobre 2020
par  Outils du soin
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Le confinement a dévoilé la situation dfficile des femmes dépassant les délais pour avoir une IVG en France. En effet, des femmes ont eu des difficultés à consulter, des centres et des cabinets ont fermé, le recours à l’étranger n’était plus possible. Cela a mis en lumière les problèmes d’accès à l’IVG en France, avec une offre de soins insuffisante, une clause de conscience obsolète et insuffisamment de praticiens et praticiennes pour les pratiquer.
L’association nationale des centres d’IVG et de contraception a publié ce communiqué pour appuyer le projet de loi qui a été proposé à l’assemblée nationale le 8 octobre 2020 et accepté en première lecture. Voici ce communiqué de presse

"Nous, professionnel.le.s de l’avortement, réaffirmons tout notre soutien à la proposition de loi qui sera présentée le 8 octobre 2020 et qui prévoit
- L’allongement des délais d’IVG de 14 à 16 semaines d’aménorrhée
- La suppression de la clause de conscience spécifique et l’aménagement de la clause de conscience générale
- La possibilité pour les sages-femmes de réaliser les IVG instrumentales

Trop de femmes sont encore contraintes de partir à l’étranger quand elles en ont les moyens, demander une IMG [1] pour cause maternelle psycho-sociale [2] quand c’est entendable (peu de CPDPN [3] l’organisent à ce jour) ou poursuivre leur grossesse lorsqu’elle dépasse 14 SA et qu’elles n’ont pas d’autre solution. On sait que ce geste serait possible dans les mêmes conditions de sécurité que chez nos collègues des pays voisins aux lois plus libérales et nous sommes prêts à le réaliser.

La clause de conscience existe pour tous les actes médicaux, rajouter une clause de
conscience spécifique à l’IVG est une façon détournée d’encourager les professionnels à ne pas prendre en charge cet acte pourtant partie intégrante de la vie des femmes. Il nous parait donc juste et nécessaire de supprimer cette double cause de conscience.

Les sages-femmes ont toutes les compétences nécessaires pour réaliser des gestes endo-utérins. Rappelons que les médecins généralistes pratiquant les ivg n’ont pas les connaissances théoriques et pratiques des sages-femmes dans leur formation initiale et pourtant une formation adaptée leur permet de pratiquer en sécurité pour les patientes. De plus, leur participation aux IVG instrumentales pourrait ré-équilibrer l’accès aux différentes méthodes d’avortement et améliorer l’accès à l’aspiration."

Le Bureau de l’ANCIC (association nationale des centres d’iVG et de contraception)
http://www.ancic.asso.fr/

CP ANCIC 6 octobre 2020

CP ANCIC du 6 octobre 2020
Contact : info@ancic.asso.fr

les notes ci-dessous sont de la rédaction des outils du soin, pour plus de compréhension


[1Interruption Médicale de Grossesse, régie par une loi qui permet de faire une interruption de grossesse pour raison de santé de la mère ou de l’enfant.

[2cause parfois acceptée pour les femmes ayant découvert tardivement leur grossesse et se trouvant dans une situation de détresse psychosociale

[3Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Périnatal, constitué de gynécologues, pédiatres, généticiens, et psychiatres/psychologues, qui décide si la demande d’IMG est justifiée


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